12/03/2021
A la rencontre de Cindy Dalne, infirmière au SMUR


Dans le cadre de la Journée Internationale des Droits des Femmes, rencontrons Cindy Dalne, 37 ans, infirmière aux Urgences et au SMUR au CHRSM – site Sambre. Cette journée est pour elle l’occasion de mettre en valeur toutes les femmes, quel que soit leur statut social ou professionnel, même si pour elle cela devrait être fait tous les jours.

 
Passionnée par le monde médical, cette jeune infirmière a toujours su qu’elle travaillerait dans ce secteur. « J’ai trouvé ma voie et j’adore mon métier d’infirmière au CHRSM. Je suis à la fois au sein du Service des Urgences et à bord du SMUR, le Service Mobile d’Urgence et Réanimation, les ambulances qui vont sur le terrain. »

Au sein de ce Service, la mixité est totale.  « Les Urgences font partie des rares services où les soignants « hommes » sont plus présents que dans le reste de l’hôpital mais nous sommes aussi beaucoup de femmes. Je trouve ça positif d’avoir un équilibre, c’est représentatif de la société. Et puis, ceux de mon équipe sont assez drôles, ce qui ajoute de la bonne humeur ! » Comme dans toutes les équipes, des désaccords peuvent apparaître. « Même s’il nous arrive de ne pas être du même avis sur certaines choses, ce qui est sûr c’est que nous sommes tous sur la même longueur d’ondes lors de la prise en charge d’un patient.»

Chaque jour, Cindy Dalne prend soin des patients, les aide dans leur détresse et leur vulnérabilité. « Ils nous confient leur vie avec l’espoir que nous puissions faire en sorte qu’ils continuent leur petit bout de chemin. Jamais je n’ai droit à l’erreur ! C’est un métier qui demande énormément d’investissement, autant physiquement que mentalement, mais lorsque nous arrivons à notre objectif, la satisfaction est énorme ».

Si jamais il ne lui a été dit qu’elle n’était pas faite pour ce métier en tant que femme, il arrive parfois que Cindy Dalne doive faire face à certains comportements dérangeants : « En salle d’Urgence, il y a des patients, hommes ou femmes, qui se rebellent et cela arrive plus fréquemment lorsqu’ils sont face à une femme. Quand un collègue homme arrive, le ton redescend directement ». Mais ce n’est sûrement pas ce genre de difficulté qui l’empêchera de faire le métier qu’elle aime. « Un point positif est qu’il y a des opportunités d’évoluer au sein de l’hôpital et que l’on soit homme ou femme n’y change rien. Selon moi, quand on veut, on peut. Rien ne peut nous arrêter, même pas une pandémie »
 
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Murielle Docquir : seule femme à l’informatique sur le site Meuse 
A 52 ans, Murielle Docquir, travaille depuis 35 ans déjà au Service Informatique du CHRSM - site Meuse. Dans le cadre de la Journée Internationale des Droits des Femmes, découvrons Murielle, unique femme travaillant dans ce service.
 
En intégrant le CHRSM en tant qu’aide-soignante, Murielle Docquir ne pensait pas qu’elle finirait par travailler au Service Informatique. Elle a fait des études d’aide-soignante mais dès son arrivée au CHRSM, elle a occupé un poste administratif : « C’est un défi que j’ai accepté, sourit-elle. J’ai donc commencé aux Urgences et suis passée par différents services pour finalement arriver à l’informatique que je n’ai pas quitté depuis 35 ans et que j’adore ! ». Cette employée volontaire a tout appris sur le terrain et possède aujourd’hui les compétences nécessaires pour exercer parfaitement son travail.

Passionnée par son métier, Murielle Docquir se sent bien dans une équipe où elle est la seule femme et où elle sait se faire entendre. Sa franchise et son bagout y sont sans doute pour quelque chose… « Petit à petit, j’ai su faire ma place. J’entretiens de bonnes relations avec mes collègues, tout se passe très bien. On travaille tous dans la joie et la bonne humeur. Dès que quelque chose ne va pas, j’en parle et on trouve une solution ensemble. Je suis comme ça : je préfère parler directement des problèmes pour que ça se règle rapidement. » sourit-elle.

Heureuse et épanouie, Murielle Docquir sait qu’elle mérite sa place. Mais il arrive que certains représentants commerciaux se rendent directement vers ses collègues hommes. « Ce qui est drôle, c’est que parfois, ce même collègue va renvoyer le représentant vers moi. C’est là qu’il se rend compte que je suis autant capable que n’importe lequel de mes collègues. Chacun a des compétences différentes » dit-elle fièrement.

« Il ne faut pas avoir peur, il faut oser », voilà ce qui a permis à Murielle Docquir de faire un métier qu’elle aime et de venir travailler chaque jour avec plaisir.
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Rencontre d’une jeune morguiste qui s’est battue pour ses rêves

Clémence Gérard, âgée de 32 ans, travaille en tant que morguiste au CHRSM - site Sambre depuis plus d’un an. Coiffeuse de formation, elle a décidé de suivre son chemin dans un tout autre secteur.

Dès ses 15 ans, après avoir vécu un événement tragique et avoir vu l’impact positif de la reconstruction faciale, Clémence savait qu’un jour elle en ferait son métier. « J’ai trouvé incroyable le résultat que pouvait apporter les soins de conservation après avoir vu l’avant et l’après. » a-t-elle confié.

Il y a un peu plus d’un an, Clémence a intégré le CHRSM – site Sambre en tant que morguiste afin d’avoir des horaires plus flexibles et reprendre des études. Passionnée et motivée, elle suit actuellement des cours de thanatopraxie ou soins de conservation, qui sont des méthodes qui permettent de préserver les corps des défunts. Aujourd’hui, elle s’épanouit dans son métier : « Mon travail est pour moi, une façon d’apporter aux familles endeuillées un peu de soulagement durant cette période difficile. Entendre les familles me dire merci, c’est la plus grande satisfaction que mon métier peut m’apporter. »

Ce parcours n’a pas été de tout repos. « Lorsque j’ai dû trouver un stage, il m’est arrivé que l’on me dise non, tout simplement parce que j’étais une femme redoutant que je ne sache pas soulever certains défunts. Dans ce domaine, les femmes sont vite cataloguées comme faibles, utiles pour accueillir les familles et leur servir le café. Mais j’ai persévéré, j’ai montré de quoi j’étais capable et aujourd’hui je suis fière de dire que j’y suis arrivée. » sourit-elle.

Avec du recul, Clémence est persuadée que la Femme est en train de prendre petit à petit la place qu’elle mérite dans la société mais qu’il est possible de faire encore mieux !  « Quoi qu’il arrive, que l’on soit homme ou femme, il ne faut pas abandonner ses rêves. Grâce à la motivation, on peut tout faire. Et c’est ce qui nous permet de nous épanouir. »
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Jenny Cucinotta : 40 ans de carrière au CHRSM
 
Jenny Cucinotta, 60 ans, travaille au CHRSM – site Meuse depuis près de 40 ans. Cheffe de bureau administratif, elle gère chaque jour, près de 150 personnes réparties aux accueils et secrétariats médicaux. Elle gère également la mortuaire, la gestion des lits et le Service de Perception Centrale de l’hôpital. Dans le cadre de la Journée Internationale des Droits des Femmes, découvrons l’un des visages bien connus du CHRSM.


D’abord engagée comme dactylographe en Imagerie Médicale, Jenny Cucinotta a gravi les échelons petit à petit et est aujourd’hui cheffe de bureau administratif. « Dès mon arrivée, j’ai passé différents examens et j’ai beaucoup étudié pour arriver là où je suis. Je n’ai jamais voulu décevoir mes directions. Chaque fois que je devais passer un examen, je donnais tout pour y arriver !»

Très engagée pour le CHRSM, Jenny Cucinotta a dès le début su faire sa place. « Il m’est arrivé, en début de carrière d’être la seule femme autour de la table. J’ai toujours pris la parole quand je souhaitais faire valoir mon point de vue. Et je n’ai jamais senti que le fait d’être une femme au sein du CHR était une difficulté ! »

Jenny Cucinotta occupe ce poste avec plaisir et l’énergie qu’elle y met a des répercussions positives sur la qualité du travail de ses collaboratrices et collaborateurs. « J’aime aider les membres de mes équipes, les faire évoluer, mettre leurs connaissances à profit. J’ai besoin d’un travail en équipe, d’avoir du monde autour de moi et de pouvoir aider ! C’est ce qui fait que depuis tant d’années, je viens travailler avec une belle énergie et le sourire. »

Il va de soi que tout n’est pas rose dans son job « Je dois jongler avec les horaires, les absences, parfois des conflits. La crise du Covid a également beaucoup pesé sur les épaules du personnel d’accueil et des secrétariats et cela a demandé à chacune et chacun de s’investir encore davantage mais ces défis me plaisent et j’y mets du cœur pour que l’équipe se sente bien. Je ne suis rien sans eux, je les remercie profondément » dit-elle avec beaucoup de fierté.

Pour Jenny Cucinotta, cette Journée Internationale des Droits des Femmes est l’occasion de mettre en avant les 2200 femmes qui travaillent au CHRSM et de prouver que la Femme peut se faire une place dans la société actuelle.
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Le CHRSM, c'est plus de 2200 femmes, qui occupent de nombreux métiers indispensables au fonctionnement de l'hôpital, que ce soit en première ligne auprès des patients ou au sein des services support et administratifs. En cette Journée Internationale des Droits des Femmes, nous vous proposons 4 portraits de femmes qui travaillent dans notre institution. Plus d'infos ci-dessous !
 

Avant 1965, il était impossible pour une femme de travailler sans l’accord de son mari et de gagner un salaire. Aujourd'hui, au sein du CHRSM, près de 75% de nos collaborateurs, salariés et indépendants sont des femmes !

Au total, sur 160 postes à responsabilités, 64% sont occupés par des Femmes. Elles sont particulièrement présentes à la tête des unités de soins puisque plus de 8 services sur 10 sont dirigés par une infirmière en chef. Les infirmières cheffes de services, aussi appelées cadres, qui supervisent ces infirmières, sont aussi 80% féminines.

Dans le cadre de la Journée Internationale des Droits des Femmes, nous vous proposons de découvrir 4 femmes qui travaillent dans notre institution, d’en apprendre plus sur leur métier, de se rendre compte de la place qu’elles occupent au sein du CHRSM mais aussi de connaître leur vision des choses en tant que femme. De telle manière, à ce que ces témoignages tous différents les uns des autres, aident à mettre en avant la place de la femme au CHRSM.

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