05/05/2021
Ce mercredi 5 mai, c’est la Journée Mondiale de la sage-femme. Ce métier permet d’accompagner les femmes tout au long du parcours qui aboutit à donner la vie. A cette occasion, nous avons rencontré Katia Van Den Branden, sage-femme au CHRSM – site Sambre depuis 30 ans.
 

En Belgique pour devenir sage-femme, il faut débuter par le cursus d’infirmière et continuer avec une spécialisation. « Dès mes études, j’ai trouvé ce métier très attrayant, tant dans l’aspect de prendre soin que dans la relation avec l’autre. Etre proche d’une femme lorsqu’elle accomplit un acte aussi symbolique que de donner la vie, c’est merveilleux. Ces couples qui entrent dans le service et qui partagent avec nous des morceaux de leur vie, leurs joies, leurs craintes et parfois leurs secrets. Ce métier est un vrai coup de cœur ! » nous dit Katia Van Den Branden avec passion.

Un métier qui demande de la passion
Excepté les compétences techniques, en tant que sage-femme, les côtés relationnels et instinctifs sont très importants. Selon Katia Van Den Branden « Une sage-femme doit être à l’écoute, attentive aux besoins des patientes et des couples. Il faut aussi avoir de la rigueur et être bienveillant. Mais avant tout, il faut être passionné et faire preuve d’empathie ! » sourit-elle.

Des liens se tissent au fur et à mesure du temps
Après 30 ans d’expérience, il est évident que des liens se tissent au fur et à mesure du temps. « Certaines patientes reviennent, ou parfois leurs enfants deviennent à leur tour parent. Ensemble, on reparle de ces souvenirs. C’est toujours un plaisir de prendre de leurs nouvelles, de les voir grandir et évoluer. »

Les moments difficiles font aussi partie de notre métier… 
« Il arrive parfois qu’il y ait des moments difficiles à gérer : les deuils, l’annonce d’une pathologie ou d’une malformation. Mais ça fait malheureusement partie de notre métier. Notre présence, même silencieuse est précieuse. »

« Etre sage-femme et mère de deux enfants m’a changée »
Depuis qu’elle est elle-même devenue maman, Katia Van Den Branden appréhende son métier différemment. « Devenir mère en tant que sage-femme m’a sans doute aidée à me mettre dans la peau des femmes qui accouchent et à comprendre ce qu’elles ressentent. Tout a changé : ma perception et la façon de voir les choses, la manière d’appréhender la douleur et l’inconnu. »
 
Le travail de la sage-femme va bien au-delà du moment clé de l’accouchement
« Il y a les consultations prénatales et celles qui suivent l’accouchement. Lors des visites à domicile hors période COVID-19, nous découvrons les couples dans leur intimité et les familles dans leur milieu. On leur donne des conseils, on les rassure. Nous sommes présentes selon leurs besoins. Nous les accompagnons donc tout au long du processus et pas seulement lors de l’accouchement. »
Alors, en cette Journée Mondiale de la sage-femme, c’est l’occasion de les remercier pour leurs aptitudes au service d’un événement si crucial dans la vie d’un couple.

IMG_3339-retouche.jpg